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Les casinos du Nebraska sollicitent l'accord par vote pour les paris mobiles

Jenny Ortiz-Bolivar
Rédigé par Jenny Ortiz-Bolivar
Traduit par Tarik Taloufate

Les opérateurs de casinos du Nebraska ont commencé à faire circuler des pétitions afin d’introduire les jeux de hasard en ligne dans l’État, marquant une nouvelle tentative d’élargir le marché des paris réglementés après l’échec des initiatives législatives. Soutenue par des sociétés de casinos et de grands opérateurs de paris sportifs, la campagne vise à soumettre directement la question aux électeurs par le biais d’un référendum plus tard cette année.

Selon un média local, l’initiative comprend deux pétitions : l’une proposant un amendement constitutionnel pour autoriser les paris sportifs en ligne, et une mesure législative complémentaire précisant la manière dont le secteur serait réglementé. Le rapport indique que les organisateurs visent à recueillir des centaines de milliers de signatures avant la date limite de juillet afin de garantir l’inscription des propositions sur le bulletin de vote de novembre.

La campagne est menée par WarHorse Casinos, le plus grand opérateur de casinos du Nebraska, et soutenue par des fournisseurs nationaux de paris sportifs via la Sports Betting Alliance. Ensemble, cette coalition cherche à étendre le cadre des jeux de hasard de l’État pour inclure les paris mobiles, qui restent interdits en vertu de la législation actuelle.

Une campagne de signatures à l’échelle de l’État

Dans le cadre du processus de référendum du Nebraska, les organisateurs doivent recueillir des signatures représentant un certain pourcentage d’électeurs à travers l’État. Les exigences incluent des seuils à l’échelle de l’État ainsi qu’une répartition géographique par comtés, afin de garantir un soutien au-delà des grands centres urbains.

Les organisateurs de la campagne indiquent qu’ils comptent collecter bien plus de signatures que nécessaire afin d’éviter toute contestation lors du processus de vérification. Selon le rapport, leur stratégie consiste à faire circuler les pétitions dans les casinos, lors d’événements publics et dans des lieux très fréquentés à travers le Nebraska, afin d’atteindre les électeurs des zones urbaines et rurales.

Les partisans estiment que cette initiative reflète un soutien public croissant à l’expansion des jeux de hasard, après l’approbation des casinos physiques en 2020. Des sondages cités par les organisateurs montrent un fort soutien des électeurs à la légalisation des paris mobiles.

Si les pétitions sont validées, les habitants du Nebraska décideront en novembre s’ils autorisent les paris sportifs en ligne via des casinos agréés.

Le débat sur les recettes s’intensifie sous pression budgétaire

Cette nouvelle tentative d’introduire les paris en ligne intervient alors que les législateurs de l’État poursuivent leurs discussions sur l’équilibre budgétaire et les allègements fiscaux pour les propriétaires. Les partisans de l’initiative soutiennent que la légalisation des paris mobiles pourrait constituer une nouvelle source de recettes fiscales.

Les acteurs du secteur estiment que les paris sportifs en ligne pourraient générer des millions de dollars de recettes fiscales mensuelles une fois opérationnels. Des études antérieures citées par les décideurs suggèrent que le Nebraska pourrait perdre des dizaines de millions de dollars de recettes fiscales annuelles en raison de l’absence de paris en ligne réglementés.

Une grande partie de ces revenus potentiels s’échappe actuellement hors de l’État. Depuis des années, de nombreux habitants du Nebraska traversent la frontière vers l’Iowa voisin, où les paris sportifs en ligne sont légaux depuis 2019. Cette situation fait de l’Iowa un point de comparaison fréquent pour les partisans souhaitant démontrer l’impact économique potentiel.

Les partisans soulignent également la croissance rapide des comptes de paris mobiles ces dernières années, estimant que de nombreux résidents parient déjà en ligne via des plateformes offshore opérant sans protection des consommateurs ni contrôle fiscal.

L’opposition met en garde contre les risques liés aux jeux de hasard

Malgré l’élan croissant en faveur de l’initiative, les critiques continuent de soulever des inquiétudes concernant l’expansion des jeux de hasard et les coûts sociaux potentiels des paris mobiles.

Certains législateurs et groupes de défense avertissent qu’un accès plus facile aux paris pourrait accroître les problèmes d’addiction. Des données fréquemment citées dans les débats publics suggèrent qu’une grande partie des revenus des jeux de hasard en ligne provient de personnes souffrant d’addiction, renforçant les appels à des protections accrues et à un financement des programmes de traitement.

Les partisans reconnaissent ces préoccupations mais soutiennent qu’un marché réglementé permettrait à l’État de mettre en place des protections des consommateurs actuellement inexistantes dans le secteur non réglementé. Les partenariats proposés avec des opérateurs établis devraient inclure des systèmes de vérification d’âge, des outils d’auto-exclusion et un suivi du jeu responsable.

Les défenseurs soulignent également qu’une partie des recettes fiscales issues des paris en ligne pourrait financer des programmes publics existants, notamment les fonds de réduction de la taxe foncière déjà alimentés par les revenus des casinos.

Un calendrier qui pointe vers un lancement en 2027

Les organisateurs ont jusqu’au début du mois de juillet pour recueillir et soumettre les signatures requises. Si l’initiative est validée et approuvée par les électeurs en novembre, les régulateurs commenceront à élaborer les règles détaillées encadrant les paris en ligne.

Dans le cadre proposé, la Commission des courses et des jeux du Nebraska superviserait l’octroi des licences, la conformité et la protection des consommateurs. Les réglementations finales seraient élaborées dans le cadre d’un processus réglementaire qui devrait durer plusieurs mois.

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